Axe n°2 : Étude de l’influence de la dégradation du bocage sur la physiologie et l’écologie des reptiles et amphibiens.

 

L'axe 1 devrait permettre clarifier la relation entre la structure du paysage et les peuplements de reptiles et amphibiens. Cette approche descriptive doit être renforcée par une approche causale afin de mieux comprendre les déterminants proximaux  de la qualité des milieux.

Le milieu bocager traditionnel est un véritable « écocomplexe » caractérisé par une mosaïque d’habitats (haies, prairies, boisements).  Si les reptiles et amphibiens ont des besoins énergétiques réduits, ils sont étroitement liés aux caractéristiques physiques du milieu (température, hygrométrie, présence de refuge). Notre postulat principal est que l’écocomplexe bocager fournir une large gamme de conditions microclimatiques facilement exploitables par les reptiles et amphibiens. Cette qualité s’exprime à la fois en période d’activité mais aussi lors d’épisodes contraignants (sécheresse estivale, froid hivernal) avec la possibilité de tamponner ces conditions défavorables. La dégradation de la structure bocagère devrait directement altérer les conditions microclimatiques avec des conséquences défavorables pour les espèces étudiées (physiologie et comportement).

Le stress provoqué par ces dégradations est un élément important qui peut aboutir à la disparition d’une population mais qui est rarement pris en compte. L’étude combinée de la physiologie du stress et de l’activité dans des habitats plus ou moins altérés est une approche novatrice pour qualifier l’impact des modifications paysagères sur les organismes.

 

Rainette verte © H. Braconnier
Rainette verte © H. Braconnier

Illustrations : Maryvonne Lorgeré